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 Une fabulatrice rabrouée par la Cour

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MessageSujet: Une fabulatrice rabrouée par la Cour   Lun 3 Nov - 7:00:15


Par des manigances abracadabrantes, une fausse architecte qui se prétendait enceinte de jumeaux et cancéreuse s'est incrustée dans une famille italienne et lui a siphonné des dizaines de milliers de dollars en quelques mois.

Une fois partie de cette maison où on l'avait accueillie à bras ouverts, Mélanie Nadeau Beaumont s'est adressée au cabinet de Me Claude F. Archambault et a fait saisir les meubles que la famille avait achetés à grands frais pour la satisfaire.

Dans un jugement implacable, la juge Brigitte Gouin vient de déclarer que cette saisie avant jugement était «abusive» et que les meubles n'appartiennent pas à madame.

Elle condamne en outre la femme de 31 ans à payer 5000$ en dommages, «résultat de ses agissements volontairement frauduleux, ses mensonges, ses manigances, son intention malveillante aux fins de prendre avantage de la crédulité et de la bonne foi du défendeur et de son père».

L'affaire commence en avril 2006. Par l'intermédiaire d'une ligne de rencontres, Mme Beaumont, qui prétend alors s'appeler Molly Tomalty et exercer la profession d'architecte, commence à fraterniser avec un homme de 35 ans que nous appellerons Tony. Celui-ci vit avec ses parents et sa grand-mère dans un grand duplex à Saint-Léonard.

Après quelques conversations, Molly et Tony se voient en chair et en os et ont des relations intimes. Peu de temps après, Molly annonce à Tony qu'elle est enceinte de lui. Tony apprend la nouvelle à ses parents, qui s'en réjouissent d'autant plus qu'ils auront deux petits-enfants au lieu d'un seul, Molly attendant des jumeaux.

Mais après la bonne nouvelle vient la mauvaise: les anticorps de Molly rejettent les foetus. Pour combattre ce rejet, elle a besoin d'injections de médicaments et de vitamines à 500$ la dose, qui ne sont pas couvertes par l'assurance maladie.

Tony «prend ses responsabilités» et paie, a-t-il fait valoir au procès. Les doses se multiplient. Bientôt, les injections à 500$ ne font plus effet; il en faut à 1000$. Tony croit Molly, d'autant plus qu'il lui est arrivé de voir du sang à la grandeur de la salle de bains de celle-ci. «On aurait dit qu'il y avait eu un meurtre là-dedans», expliquera-t-il à la juge Gouin.

Endettement et perte d'emploi

Tony finit par épuiser ses économies et ses placements (environ 20 000$) et s'endette sur ses cartes de crédit.

Constamment appelé au travail pour se rendre d'urgence auprès de Molly parce qu'elle se sent mal, qu'elle doit aller à un rendez-vous «médical» ou autre calamité, Tony finit par perdre son emploi de bagagiste.

Fin août 2006, à l'invitation de Tony, Molly emménage chez lui et ses parents avec son fils de 6 ans. La maison est grande, mais Molly trouve qu'ils manquent d'intimité. Qu'à cela ne tienne, les parents de Tony laissent la grande maison à leur fils et à sa dulcinée, tout à fait gratuitement, et déménagent dans le quatre et demie situé au sous-sol.

Molly n'aime pas les meubles de sa nouvelle maison. Le père de Tony lui donne des dizaines de milliers de dollars pour en acheter de nouveaux. Elle change tout, du frigo aux tableaux. Molly ne lésine sur rien: téléviseur à projection de 60 pouces à plus de 4000$, canapés de cuir, cellier de 30 bouteilles, sans compter des jouets en quantité industrielle pour son fils.
Du 19 juillet au 7 septembre 2006, le père de Tony retirera 85 900$ de son compte de banque, comme cela a été démontré devant le tribunal. Tous les meubles sont facturés au nom de Mélanie Beaumont et payés rubis sur l'ongle, en argent comptant.

La chute

À l'automne 2006, Tony sait que Molly s'appelle Mélanie. Il commence à déchanter, mais il serait lâche de la quitter. Après tout, elle est enceinte de lui et vient d'apprendre qu'elle a le «cancer de l'estomac». Tony trouve que ça fait beaucoup de malheurs pour une seule femme. Mais il la voit passer des heures au téléphone avec des gens et des organismes qui lui apprennent comment passer à travers cette difficile épreuve.

Le 9 novembre 2006, le fils de Mélanie n'est pas là, il se fait garder dans la région de Joliette, chez ses grands-parents. Cela fait 72 jours francs que Tony et Mélanie cohabitent. Elle invoque encore un rendez-vous médical, qui s'annule mystérieusement alors qu'ils sont en chemin. Tony n'en peut plus. «Le nuage devant mes yeux s'est éclairé... Le verre a dégoutté... Je l'ai laissée parler, pour voir comment j'avais été niaiseux», dira-t-il au procès. Ce soir-là, une querelle éclate et, après d'autres péripéties dignes d'un film, Mélanie part avec ses cliques et ses claques, sous la surveillance de la police. Peu de temps après, elle prend un avocat et fait saisir tous les meubles, qu'elle prétend siens.

Au procès, en septembre dernier, Mélanie a avoué qu'elle n'avait jamais eu d'emploi rémunéré et qu'elle avait toujours vécu d'aide sociale. Elle a prétendu que c'était son père à elle, Yves Beaumont, qui lui avait donné 25 000$ pour acheter les fameux biens (300 en tout) durant les deux mois de sa cohabitation. La juge a trouvé le témoignage du père aussi crédible que celui de sa fille. Enfin, interrogée sur sa relation avec Tony, Mélanie l'a décrit comme un homme «colérique et pas patient».

La Presse s'est entretenue avec un autre conjoint de Mélanie. «Au début, elle s'appelait Isabelle, puis Molly, puis Mélanie, a-t-il confié. Elle se disait architecte. Elle est tombée enceinte, il lui fallait des injections.»

La différence, c'est qu'il s'agissait alors de triplés.

Christiane Desjardins / La Presse
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